Mardi 24 mars 2026 à La MÉCA
[5 Parvis Corto Maltese – 33800 Bordeaux]
Entrée libre – réservation obligatoire
Les Enchevêtré·es – Bivouac sonore
Conçu par Barbara et Sarah Métais-Chastanier
Artiste associée à L’empreinte, Barbara Métais-Chastanier imagine une création singulière prenant la forme d’une installation sonore immersive.
Programme
Mardi 24 mars 2026
17h00 – Tribune avec Guillaume Blanc [Historien] – L’Écologie comme technique de colonisation *
Animée par Barbara Métais-Chastanier
Le fantasme d’une nature vierge, sauvage, atemporelle et celui d’une Afrique intouchée, originelle et donc évidement débarrassée de ses habitant·es, se sont longtemps superposés dans l’imaginaire impérialiste et blanc, permettant de justifier une dynamique impériale et coloniale et d’en renouveler les techniques, une fois les indépendances passées. En suivant l’histoire de la nature et de sa protection envisagée comme technique de colonisation, nous verrons avec Guillaume Blanc comment le programme colonial s’exprime toujours sur les humains mais aussi par l’organisation et l’exploitation de la nature. Car oui, le tourisme est bien une forme d’extractivisme et la naturalisation un prétexte commode à l’expulsion des populations.
(*) L’invention du colonialisme vert. Pour en finir avec le mythe de l’éden africain de Guillaume Blanc (Champs Flammarion)
En précommande sur le formulaire d’inscription.
19h00 – L’empreinte de Pierre Bergounioux
Lecture musicale par Babx et Julien Lefèvre
Un duo piano violoncelle pour une lecture musicale de L’empreinte de Pierre Bergounioux qui fait le récit de cette autre empreinte, celle du Limousin, de ses paysages et de ses contours. Une terre où le temps des pierres s’emmêle dans celui des hommes et où ils se répondent.
20h00 et 21h00 – Balades sonores – Le ciel nous tombe souvent sur la tête
Balade au casque. Durée 50 min. Jauge limitée. 2 départs : 20h00 (COMPLET) et 21h00.
Comment est-on passé de la ferme à la firme ? Que reste-t-il aujourd’hui des formes de vies collectives et autonomes de la petite paysannerie ?
C’est cette transformation d’un territoire en usine, en hinterland métropolitain, au ras des expériences et des mémoires, qui se reconstitue au fil de cette balade sonore.
Cette fiction documentaire musicale fait entendre les voix de formes de vie radicalement autres, contenues en creux dans cet ordre social qu’on nous donne comme le seul possible : un monde, plus modeste, plus économe, tourné vers le soin, vers d’autres organisations collectives, vers d’autres savoir-faire et d’autres modes de production, respectueux du sens et de tous les vivants.
Expérience immersive et en mouvement, elle ouvre une oreille sur cet autre monde, bien décidé à tenir tête à la fabrique du désespoir et à la dynamique répressive qui l’encadre, depuis les bûchers des sorcières jusqu’aux nouvelles formes de criminalisation des luttes populaires et écologistes.
[Restauration légère proposée sur place]