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Office Artistique de la Région Aquitaine 
33, rue du Temple 
BP 163 
33036 Bordeaux Cedex 
Tél : 05 56 01 45 67 
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[Comment choisissez-vous, dans l’abondance des propositions artistiques, celles qui doivent être accompagnées ?] Cette question souvent entendue revient avec d’autant plus d’acuité que l’offre croît inexorablement alors que les moyens affectés à la création stagnent quand ils ne baissent pas. Si la réponse est complexe, elle obéit cependant à des critères précis qui diffèrent selon les partenaires. Pour l’OARA, au-delà des incontournables considérations artistiques, les projets choisis ont tous des potentialités de développement qui doivent leur permettre de trouver une économie adaptée à leurs ambitions et d’investir des réseaux de diffusion. Si l’aide de l’OARA est financière, elle consiste également à susciter des coopérations afin de réunir les fonds nécessaires à la création et de contribuer à l’organisation des premières tournées. Cette saison, 24 spectacles sont coproduits dont 6 proposés par des compagnies qui n’avaient jamais bénéficié d’un soutien à la création de l’OARA.

 


Le Ventre de papa
//Anamorphose

//écriture, mise en scène, jeu Laurent Rogero //dessins David Prudhomme //musique Frédérick Cazaux //animation Benoît Arène //complicité artistique Renaud Cojo //création lumière, régie Stéphane Le Sauce //création son Sylvain Dumoulin //voix Valérie Ancel

C’est l’histoire d’un homme de 40 ans qui a pris du ventre quand sa femme est tombée enceinte – mais lui, il n’a accouché de rien. Dessinateur en panne d’inspiration, papa en cours de construction, il a 3 jours pour répondre aux exigences du quotidien : rendre une commande assommante, trouver une idée qui rapporte, rencontrer un producteur perdu de vue, chanter une berceuse à sa fille, organiser Noël avec sa mère, acheter un cadeau pour une soirée entre amis… Le premier jour, ça passe ; le deuxième jour, ça coince ; le troisième jour, ça craque…

« Je pars d’une expérience personnelle pour créer un personnage qui me ressemble, sans être moi. Je me sers de cette expérience vécue comme prétexte à mettre en jeu différents aspects de l’existence moderne. De façon complémentaire, les dessins donnent des aperçus rapides et concrets de son imaginaire, voire de son inconscient : le dessin capte le sujet dans ces instants difficiles à saisir que sont l’instant avant l’action et l’instant après, c’est-à-dire avant ou après que la vie ne se fige en un geste, une expression ou un mot. Cette présence à l’expression traduite en mouvement, est une qualité que je traque généralement chez l’acteur. Et le texte et le dessin se renvoient la balle, comme pour éviter de choisir entre la gravité et la légèreté, pour figurer une certaine vision du monde, entre farce et tragédie. »

Laurent Rogero


Le Sacre du Printemps
ou le Cri de l’Indépendance

//Faizal Zeghoudi

//mise en scène et chorégraphie Faizal Zeghoudi //distribution Ludovic Atchy Dalama, Hector Fabian Franco Pulido, Julian Garcés, Rubén Darío Garzón Aragón, Yovanny Martinez Riaño, Leonardo Robayo Alarcón, Asdrual Robayo Salcedo, Vladimir Rodriguez, Hugo Alberto, Rodríguez Quiroga, Ana María, Vitola Cogollo //création lumière Christophe Pitoiset //musique Igor Stravinsky //écriture Fabio Rubiano //récitante Ella Fuksbrauner

Le Sacre du printemps est une œuvre phare de la musique du XXe siècle, créée par Stravinsky et chorégraphiée par Nijinski en 1913. Suscitant à l’époque une grande controverse, le Sacre du printemps a révolutionné la musique et est considéré comme un des manifestes de la danse contemporaine. L’argument est celui d’un rituel sacral païen de l’ancienne Russie : une jeune fille est choisie pour danser jusqu’à la mort et permettre ainsi à la terre de renaître au printemps. Invité par l’Académie des Arts de Bogotà et le festival Iberoamericano à créer une pièce chorégraphique célébrant l’indépendance de la Colombie, le chorégraphe Faizal Zeghoudi adapte le thème du Sacre pour raconter la lutte pour la liberté du peuple colombien.
Une troupe « métissée » de danseurs français et colombiens, une chorégraphie combative et terrienne où la rudesse des agrégats harmoniques illustre le thème du sacrifice et de la lutte.


Quelqu’un qui vous ressemble
//Compagnie Humaine

//écriture Ahmed Dich //mise en scène Frédéric El-Kaïm //chorégraphie Pierre-Johann Suc //comédie Rémy Boiron //musique Gilles Bordonneau //danse Anne-Marie Raffaello //création lumière Yan-Yvick Amirault

Il s'agit de l'adaptation théâtrale du récit autobiographique de Ahmed Dich, publié aux éditions Anne Carrière. Nous sommes en 1970, Ahmed a cinq ans et vit à Douar M'Layna, petit village du cœur du Maroc. Son père travaille en France depuis quatre ans et revient tous les six mois au pays. Mais cette année là, et ce jour là, le 5 octobre... il embarque femme et enfants pour un regroupement familial en France, en Lot-et-Garonne « pour une meilleure éducation, un meilleur logement et un meilleur avenir ». Il s'agit des dix premières années de son immigration, du jour du grand départ, à l'installation à Bazens, puis Nérac... au jour de l'enterrement de sa mère, au village natal. Il s'agit de la naissance de cette question : « Comment être français pour la vie et marocain pour l'éternité ? ». Un comédien, un musicien et une danseuse seront sur scène pour narrer et naviguer autour de ce point d'interrogation.


Les fidèles
Histoire d’Annie Rozier
//Anna Nozière

//écriture, mise en scène Anna Nozière //distribution Virginie Colemyn, Fabrice Gaillard, Camille Garcia, Martial Jacques, Julie Lesgages, Marina Moncade, Pascal Thétard (en cours) //aide mise en scène Geneviève Thomas //collaboration artistique Denis Loubaton //création lumière Antonin Liège //scénographie Cécile Léna //costumes Cécile Léna, Patricia de Petitville //musique Julie Läderach, Soslan Cavadore //création son Loïc Lachaize //conception, fabrication « Petit Jacques » Stéphanie Dumont, Cécile Venier-Alla

Dans une pièce à la fois intime et burlesque, l’auteur et metteur en scène convoque au théâtre des figures de la mémoire.
La mère, le père, l’oncle, la grand-mère, la sœur, etc. L’histoire d’Annie Rozier et de sa famille, racontée dans une suite de scènes brèves où accouchement, baptême et veillée mortuaire ressemblent à d’absurdes cauchemars autant qu’ils sont jubilatoires.
Car la mémoire porte en elle son incroyable énergie, et cette comédie noire, menée tambour battant par une excellente troupe d’acteurs, est avant tout traversée par une théâtralité débridée. Ici on se refourgue des fantômes, des enfants morts et des jambes de bois, et l’humour et la cocasserie le disputent sans arrêt à l’effroi.
Alors seulement, de temps en temps, comme une respiration dans cette histoire trépidante, comme une parole suspendue, on nous murmure un chant d’alcôve, cœur profond et refuge de l’enfance.
Cette pièce est lauréate de l’Aide nationale à la création et a obtenu le soutien de la SACD à l’auteur. Elle est publiée aux éditions Les Solitaires Intempestifs.


Le voyage de Laure
(titre provisoire)
Troisième opus des « Contes à ouvrir le temps »
//Chantier Théâtre - Cie Florence Lavaud

//écriture Elsa Solal //mise en scène Florence Lavaud //distribution Xavier Bermudez, Laurent Arnaud //création son Francois Weber //scénographie, création lumière Stéphane Zang

« Chercher à comprendre comment, dans le passé, le présent et l’avenir, les contes nous ont construits, nous construisent et nous construiront. Comment réinterroger le conte et sa théâtralité ? Quelle est la place du conteur ? Et comment, d’une narration traditionnelle, faire un objet contemporain ?
En partant de ce désir, j’ai passé commande à un auteur : Elsa Solal. La trilogie de « Contes à ouvrir le Temps » a pris sa source dans les histoires collectées auprès des habitants de divers territoires. Un héros part en quête dans un monde où passé et légendes d’aujourd’hui s’entremêlent. Un voyage au pays des hydres, des ogres, des korrigans… Un son, une voix, un pas, un froissement d’ailes… Garder au conte et au théâtre ce qui fait leur force… Laisser l’imagination des spectateurs se glisser dans l’allusion, la métaphore et le voyage. Une construction théâtrale étroite entre le mouvement et le décor, le mot et la conception sonore de François Weber qui force l’oreille à créer nos images au-delà du regard. »


Florence Lavaud


Oncle Vania
//Théâtre des Chimères

//d’après Anton Tchekhov //mise en scène, adaptation Jean-Marie Broucaret //aide à la mise en scène Ludovic Estebeteguy //scénographie Sophie Bancon, Francisco Dussourd, Jean-Marie Broucaret //distribution Guy Labadens, Catherine Mouriec, Charlotte Maingé, Txomin Heguy , Dominique Dauge-Marty, Gilles Jolly, Muriel Machefer, Marc Depond //costumes, accessoires Sophie Bancon, Francisco Dussourd //création musicale Pascal Gaigne //création lumière, régie générale Bruno Paris //régie son Nicolas Dupéroir

Un vieux professeur à la retraite accompagné de sa jeune épouse, se retire dans sa maison de campagne, gérée par la famille de sa première femme. Leur arrivée attise les conflits et réveille les désirs.
Ballotté entre sa soif d’amour et son rejet des autres, le personnage tchékhovien, comme l’homme d’aujourd’hui, s’épuise, au centre de ses contradictions.
Un spectacle à la croisée de l’émotion et de l’humour.


Chez Ikkyû
//Ariadone

//direction artistique, chorégraphie Carlotta Ikéda //création musique Junko Saïto, Mieko Miyazaki //création lumière, scénographie, images numériques Stéphane Vérité //production des images numériques Romain Sosso //chant Junko Saïto //koto, shamisen Mieko Miyazaki //interprètes Carlotta Ikéda, Mathilde Lapostolle + 2 danseuses //régie générale Laurent Rieuf

« Je vais créer cette œuvre en m’inspirant des poèmes d’Ikkyû tirés du recueil Nuages flottants. Sélectionnés pour leur beauté, leur tristesse et la subtilité de leurs enseignements ces textes s’adressent aussi bien au jeune public qu’à leurs aînés. Ils seront chantés par une soprano accompagnée au koto et au shamisen. Avec ces textes, je souhaite m’approcher au plus près de l’univers du poète. »

Carlotta Ikéda

Sur le plateau : trois danseuses, une musicienne de Koto et Shamisen et une chanteuse soprano. La musique électroacoustique contemporaine viendra en contrepoint de la musique traditionnelle. La scénographie mêlera projection d'images numériques et techniques plus traditionnelles comme, par exemple, les ombres chinoises. Au final, que ce soit dans le traitement du sujet qui rend hommage à un personnage marquant de l'histoire du bouddhisme zen avec une chorégraphie contemporaine, dans la mise en tension entre la musique traditionnelle japonaise et la musique électroacoustique ou dans le traitement scénographique qui mixera nouvelles technologies et techniques séculaires, Chez Ikkyû donnera aux enfants et à leurs familles un éclairage ludique et contemporain d'une grande page de la tradition japonaise.


Plus tard j'ai frémi
au léger effet de reverbe sur
« I feel like a group of one »

[Suite Empire]
//Ouvre le Chien

//conception, mise en scène, images, interprétation Renaud Cojo //distribution Romain Finart, des « amis » rencontrés sur le net (en cours) //montage images Benoît Arène, Renaud Cojo //création son Sylvain Dumoulin //création lumière éric Blosse, Emmanuel Bassibé //costumes Odile Béranger //construction Jean-François Huchet

Renaud Cojo (artiste associé à la scène Le Carré-Les Colonnes) creuse le sillon initié avec Et puis j’ai demandé à Christian de jouer l’intro de Ziggy Stardust avec Plus tard, j’ai frémi au léger effet de reverbe sur « I feel like a group of one » [Suite Empire]. Il y poursuit son enquête sur les troubles de l'identité et la figure du double. Partant de cette envie inégalée de communiquer sur soi générée par les nouvelles technologies, Cojo interroge la nature des « avatars » et autres « profils », autant de prolongements infinis du moi qui sont autant de possibilités de le travestir et/ou de l'éparpiller. Pour cette création, il s'entoure sur scène de comédiens « réels » et d'« amis » rencontrés sur le web, faisant ainsi dialoguer la chair et les personnalités numériques. Le spectacle est construit comme une investigation conduite par Renaud Cojo qui dissèque sous nos yeux la cacophonie du monde où s'entrechoquent exhibitionnistes qui s'ignorent et imposteurs de tous poils. L'occasion de parler de l'art du camouflage que constitue un masque de Lucha Libre mexicain, de réserver la chambre d'hôtel la plus chère de Paris ou d'assister à un Google fight... entre autres possibilités.


Fauves
//La Coma

//conception, scénographie, direction Michel Schweizer //distribution Robin Barde, Roberta Bedikamanba, Elsa Boyaval, Pierre Carpentey, Clément Chebli, Aurélien Collewet, Zahra Hadi, Lucie Juaneda, Elisa Miffurc, Davy Monteiro, Gianfranco Poddighe, Michel Schweizer //création lumière Yves Godin //création son Nicolas Barillot //coaching vocal Dalila Khatir //arrangements musicaux Gilles-Anthonie Thuillier //assistante artistique Cécile Broqua //design graphique Franck Tallon //photographie Ludovic Alussi //régie générale Marc-Emmanuel Mouton jury des auditions au Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine et au Théâtre national de Chaillot Michel Schweizer, Herman Diephuis, Dalila Khatir, Gilles-Anthonie Thuillier

Inclassable, proche de l’art chorégraphique même s’il ne se définit pas comme chorégraphe, Michel Schweizer traque nos travers contemporains avec des outils neufs, une certaine ironie doublée d’une écoute attentive et d’un sens aigu de la mise en scène. Fauves, sa nouvelle création, sera - peut-être - une comédie musicale constituée autour d’un groupe d’adolescents comédiens, danseurs et chanteurs amateurs. Comment ces corps heureux en devenir se bâtissent-ils dans les turbulences des mutations culturelles et au travers leurs conduites sociales ? Comment ce temps de construction de soi nourrit-il leur rapport au désir et au plaisir ? Aller à la rencontre d’un « monde », exposer la puissance de l’affirmation de soi comme emblème propre à ces verticalités conquérantes : il se passe toujours quelque chose d’étrange et pénétrant dans le laboratoire du Docteur Schweizer.


IN/OUT Stances
//Proxima Centauri

//saxophone Marie-Bernadette Charrier //percussion Clément Fauconnet //électroacoustique Christophe Havel //voix Géraldine Keller //flûte Sylvain Millepied //piano Hilomi Sakaguchi //mise en lumière Jean-Pascal Pracht //installation plastique, vidéo Xavier Rèche //mise en musique Christophe Havel, Didier Marc Garin, Hèctor Parra I Esteve //mise en situation scénique Michel Schweizer //direction artistique Marie-Bernadette Charrier

IN/OUT Stances n’est pas du théâtre
IN/OUT Stances n’est pas un spectacle chorégraphique
Il y a des gestes dans IN/OUT Stances
Ce n'est pas non plus un opéra
Fruit du travail collectif de onze artistes créateurs, IN/OUT Stances utilise la lumière et le son
Il y a aussi des objets dans IN/OUT Stances
IN/OUT Stances n'est pas un concert
IN/OUT Stances a été imaginé lors d'une résidence de création au Molière-Scène d’Aquitaine
IN/OUT Stances interroge les pratiques de la scène
IN/OUT Stances sera créé le 16 novembre au Théâtre des Quatre Saisons à Gradignan


Esse que quelqu’un sait
où on peut baiser ce soir ?
J’ai répondu au bois

//Melkior Théâtre

//écriture, mise en scène Éric Da Silva //distribution Isabelle Benkemoun, Marie-Charlotte Biais, Henri Devier, Frédéric Fachena, Hervé Gaboriau, Arnaud Le Glanic, Véronique Prune, Fleur Sulmont //décors Jeff Garraud assisté de Sabrina Noiraud, Charlie Devier //costumes Louise Trevaux du Fraval //création lumière Julia Grand assisté de Frédéric Valet //création son David Carbonnel

« J’ai toujours habité près du bois de Boulogne, voisiné avec lui, de manières, dans des circonstances et à des périodes différentes. Un jour, il m’a semblé en avoir entendu et vu suffisamment pour faire monter et éclater la folie de ces dialogues et de ces scènes aperçues et j’ai senti pouvoir suivre comme le “mouvement secret” de ces vies trop vivantes pour être vivables, dans ce désert peuplé de créatures passionnément vouées aux métamorphoses. »

Éric Da Silva

Depuis 2001, le Melkior Théâtre dirige un lieu de recherche et de confrontation La gare mondiale et a engagé un travail autour de l'écriture d'Éric Da Silva. La compagnie poursuit l’aventure avec la création du texte Esse que quelqu’un sait où on peut baiser ce soir ? J’ai répondu au bois. Ce travail a bénéficié d’une résidence à Montréal et d’une bourse d’écriture de l’OARA.


Jaz
//Lézards Qui Bougent

//écriture Koffi Kwahulé //mise en scène, création décors, costumes Kristian Frédric //chorégraphie Laurence Levasseur //distribution Amélie Chérubin-Soulières //conception robotique, vidéo Simon Laroche //conception vidéo, réalisation des tournages Christian Pomerleau //conception de l’éclairage Nicolas Descôteaux //conception sonore Michel Robidoux //direction technique, production

Face à nous une femme prisonnière d’un monde raconte son histoire ou plutôt celle de Jaz. Passagère d’une société qui a oublié depuis longtemps le sens même du sacré, elle est posée là, soumise à la vigilance des machines, aux interrogations, aux stimulations sonores et sensorielles… Jaz s’appuie sur un texte extrêmement fort et des éléments scéniques et techniques qui créent un univers pictural s’apparentant à un tableau, à une scène cinématographique et qui interpelleront les spectateurs à plusieurs niveaux. La nouvelle création de Kristian Frédric pousse encore plus loin la mixité des médias (arts de la scène, vidéo, son) et l’utilisation des nouvelles technologies qui sont autant des participants actifs de la mise en scène que des éléments du décor.


L'apprenti
//Compagnie du Si

//mise en scène Alain Chaniot //distribution Alain Chaniot, Philippe Caulier //scénographie Philippe Casaban, Eric Charbeau //création lumière Yannick Anché //création musique Frédéric Jouveaux //régie générale Johann Ascenci

Julien scrute de sa fenêtre le café au pied de son immeuble. Il est à la recherche d’un père idéal, moins absent que le « vrai ». Il jette son dévolu sur Pascal, célibataire et sans enfant.
Les deux personnages sont joueurs : Julien, le pré-ado curieux et déterminé, sans jamais s'interroger sur l'incongruité de sa proposition, invite Pascal, un adulte solitaire, à se livrer à un jeu étrange, et Pascal bon grè, mal gré s'y prête, presque innocemment. L'un et l'autre vont s'observer, se tester. Et se révéler... En 13 scènes, sur une année, d'un mois d'avril à l'autre, la pièce montre avec pudeur et délicatesse cet appel d'un jeune préadolescent en direction d'un homme qui hésite à endosser le difficile rôle de père…
L'écriture épurée de Daniel Keene offre une histoire touchante et rare sur la paternité et les prémices de l'amitié.


Le jour où je suis tombée amoureuse de ma mère
//Tombés du Ciel

//écriture, comédie Faïza Kaddour //mise en scène Jean-François Toulouse //chant Patrice Caumont //création lumière Yvan Labasse //scénographie, conception objets Bruno Lahontâa //vidéo Benoît Arène

Entrant dans un IRM pour se faire étudier le cerveau, Isabelle, 40 ans, pâtissière ambulante, gagnée par un état dépressif, s’interroge : est-il normal pour une femme de son âge de ne pas avoir envie d’un enfant ?
Une équipe de neurobiologistes lui fait passer un protocole expérimental.
On lui projette des photos, portraits ou dessins d’enfants, et on détecte dans son cerveau les zones qui sont activées.
Isabelle, peu à peu, se replonge dans ses souvenirs, convie sa mère, son père, ses amants, sa grand-mère à venir revivre son passé.
Et tandis qu’elle évolue entre ses souvenirs, ses projections, ses rêves, ses fantasmes, ses chimères ou ses dénis, et qu’elle tente de s’approprier sa propre existence, les spectateurs pénètrent au plus profond de la fabrication et de la restitution de ses images mentales, et recomposent avec elle le puzzle de son existence.


Animal Attraction
//Origami _ Compagnie Gilles Baron

//mise en scène, chorégraphie Gilles Baron //scénographie Denis Tisseraud, Gilles Baron //distribution Zoé Lemaistre, Christian Laporte, Philipe Martz, Julia Christ //création lumière Valèrie Sigwad, Gilles Baron

Le cirque charrie une humanité fragile. Des hommes et des femmes, condamnés à la perfection, viennent au centre de la piste faire briller l'édifice de leur solitude. Quand le lieu de la représentation n'est plus accessible, que le centre du cercle s'est dérobé. Comment faire vivre ce corps de cirque si longtemps contraint, presque métamorphosé en créature hybride par le travail ? Sont-ils devenus des animaux dressés à l'épreuve du risque, des attractions de foire en errance répondant aux stimuli de leurs tâches quotidiennes ? Dans un espace en latence, un clown sauveur, un être hybride (une femme corbeau), une « tortilleuse », un jongleur lanceur de couteaux obsédé par la maîtrise de son lancer, tentent de cohabiter dans le tumulte d'un présent déformé. Quatre personnages de cirque dressés à la tâche, érodés par le temps, privés d'exploit, questionnent la place de leur corps à présent en marge de la piste. Ils sont condamnés à vivre ensemble à l'extérieur du cercle et c'est cette vie partagée qui devient le spectacle, non plus leurs solitudes, mais leur société mystérieuse. Ils mettent leur vie en examen pour en reprendre possession. Une sorte de tribu errante et sublime confrontée à son impuissance.


Demain, si tout va bien…
//Compagnie du Réfectoire

//écriture Stéphane Jaubertie, Joël Jouanneau //mise en scène Patrick Ellouz assisté de Adeline Détée //scénographie Cécile Léna //composition musicale Chris Martineau //distribution Denise Laborde, Sylvain Meillan (en cours)

Un spectacle musical et théâtral à quatre voix et à deux écritures. Un diptyque audacieux qui fait le pari de l’unité par sa thématique - Demain si tout va bien - et par ses quatre mêmes interprètes : deux jeunes comédiens, une actrice mandoliniste et un violoncelliste.
Parce que chacun de ses textes est une nouvelle aventure dans l’inventivité et dans le questionnement du « tout pouvoir dire », Joël Jouanneau s’impose à nous comme celui qui ose les limites, qui souligne avec sensibilité et sait imager l’espoir.
Parce que son écriture se joue du réel, parce qu’elle s’autorise l’humour et le fantasque, parce que ses textes sont poignants de théâtralité, Stéphane Jaubertie saura servir cette thématique fragile.
Ces deux textes écrits pour ce spectacle permettront au metteur en scène Patrick Ellouz de continuer à inventer un langage théâtral qui lui est propre où rythmes, corps et sons se partagent des partitions précises et rigoureuses.


Tube
//Mauvais Esprits

//écriture, mise en scène Alix Bouyssié //équilibres sur barre, acrobatie Sylvain Brevart //roue cyr Marc Brillant //acrobatie, équilibres sur agrès Benoît Fauchier //acrobatie, bascule Jonas Julliand //mât chinois Baptiste Lhomme //création lumière Jean-Pierre Legout //création musique Joseph Doherty //création costumes Sylvaine Mouchere //recherche scénographie Cécile Junca

Tube s’inscrit dans un parallèle entre un développement de l’esprit et un développement financier.
D’un côté, les gens ont l’habitude de créer des marchés financiers en se plaçant entre les besoins, les constructeurs, les réglementations, les expertises, etc. sans se préoccuper de ce qu’ils créent réellement, tant que cela rapporte.
Et d’un autre côté, les tubes, qui sont des objets fondamentaux de construction, rigoureux et solides, seraient utilisés là comme un support à des fondations spirituelles, poétiques et ludiques.
Ces bâtisseurs sont là pour faire naître de la curiosité. Ils travaillent dans l’immédiateté et dans la simplicité la plus brute de la matière pour accéder à une prouesse.
Des actes gratuits, des performances à titre gracieux, dans un présent où la rentabilité est devenue maître(sse).


Sous les arbres
//Travaux Publics _ Frédéric Maragnani

//écriture Philippe Minyana //mise en scène Frédéric Maragnani //distribution Luc Cerutti, Laurent Charpentier, Jean-Paul Dias, Bruno Galibert, Marion Lécrivain, Océane Mozas, Gaëtan Vourc’h //conception, scénographie Frédéric Maragnani //costumes Hervé Poeydomenge //régie générale Vanessa Lechat

Pour cette nouvelle création Frédéric Maragnani retrouve la complicité avec l’écriture de Philippe Minyana dont il a déjà fait la mise en scène de deux textes : Le Couloir en 2004 et Suite 1 en 2007 (dans le cadre du GEIQ-Spectacle Vivant). Cette création aura lieu à l’occasion de l’événement intitulé Les Epopées de l’intime qui verra la création au cours de la saison 10///11 d’autres mises en scène de textes de Philippe Minyana, et notamment une mise en scène de l’auteur associée en diptyque à Sous les arbres : De l’Amour. Cette nouvelle création fait l’objet d’une association entre le Théâtre de la Ville et Théâtre Ouvert – Centre Dramatique National de Création.
« Deux adolescents poursuivis errent dans un monde bouleversé »
Deux garçons se rencontrent près d’une rivière. Ils s’aiment, ne se quitteront plus. Ensemble ils vont, ils marchent, parcourent les paysages de leur passé, trouvent une maison dans laquelle ils sont accueillis, nourris. Ils deviennent les enfants de la famille. Et puis ils partent. Comme dans Gerry de Gus Van Sant, il s’agit avant tout de faire à deux la route à pied et d’aller jusqu’au bout.


Mongol
//Théâtre du Rivage

//écriture Karin Serres //mise en scène Pascale Daniel-Lacombe //distribution Marlene Bouniort, Sophie Kastelnik, Marek Kastelnik (en cours) //création lumière Xavier Baron //création musique Pascal Sangla //création son Stephan Krieger //création plastique, accessoires Annie Onchalo //aide Gaelle Fiaschi

« Andouille, crétin, débile, niais… ! » Ils peuvent dire ce qu’ils veulent, Ludovic sait bien qu’il n’est pas complètement idiot, seulement un peu lent. À la dernière récré, il y en a un qui s’est écrié : « Mongol ! » Qu’est-ce que ça veut dire, mongol ? Pour la première fois de sa vie, il consulte un dictionnaire. « Mongol,e,adj. : de la Mongolie. » Soit, Ludovic sera donc un véritable Mongol de Mongolie.
Bien sûr, la transformation de Ludovic ne passe pas inaperçue- lui que tous considèrent comme l’idiot de service ! Bizarrement, personne ne semble se réjouir de la métamorphose ni de ses progrès accomplis. Sa maîtresse le punit, ses parents s’inquiètent et ses camarades de classe le regardent d’un drôle d’air.
Un texte qui se révèle une approche drôle, délicate et convaincante de problèmes comme l’intolérance et l’affirmation de soi dans la recherche d’une nouvelle identité.


Die Dichte
//Translation

//écriture Marie NDiaye //mise en scène, vidéo Denis Cointe //distribtion Marie NDiaye, Denis Cointe //musique originale Sébastien Capazza, Frédérick Cazaux //création lumière Jean-François Brard //création son Philippe Iratçabal //rédacteur Sébastien Gazeau

Rares sont les écrivains, comme Marie NDiaye, qui incarnent à ce point leur écriture, qui, en lisant leurs textes en public, semblent les délivrer de la voix qu’ils enfermaient. L’écriture devient alors une présence mystérieuse et l’auteur, un être vague traversé par les mots. C’est à ce mystère que Denis Cointe convie le spectateur. Non pas un exercice d’admiration : un mystère, c’est-à-dire une expérience sensible qui fait voir et entendre ce qui persiste par-delà la vision et la voix.
Pour cela, il incorpore l’auteur et son texte dans un ensemble composite qui fait appel à la vidéo autant qu’à la littérature, à la musique autant qu’à la parole (en direct et préenregistrée), aux corps présents sur la scène ou projetés sur l’écran. Il immerge le spectateur dans un flux magnétique d’images, de mots, de sons d’où émerge peu à peu… Quoi ? Ce ne sont ni des hommes ni une femme à l’identité et à la fonction définitives (Denis Cointe le metteur en scène, Marie NDiaye l’auteur, Frédérick Cazaux et Sébastien Capazza les compositeurs-musiciens). Ce sont des présences toujours susceptibles de s’absenter puis de réapparaître, impossibles à saisir comme le sont les formes qui persistent sur la rétine lorsque la lumière soudain change. C’est notre humanité, fragile et mouvante, au bord de l’effacement.


(…) ou pas
//Androphyne

//conception, chorégraphie Pierre-Johann Suc, Magali Pobel //création, distribution Samuel Dutertre, Marc Lacourt, Anne-Cécile Massoni, Blanche Konrad, Eric Bernard //création musique Eddy Crampes //création lumière Harrys Picot //scénographie Christian Frappeau

[...] ou pas est une pièce chorégraphique, pensée, conçue et interprétée par Androphyne. Pierre-Johann Suc et Magali Pobel, chorégraphes touche-à-tout, ont réuni leur équipe depuis décembre 2009 pour élaborer un spectacle polymorphe sur la question du choix. Vaste domaine. Sommes-nous maître de nos choix… A-t-on vraiment le choix ? L’équipe du lieu dans lequel vous viendrez d’ailleurs voir ce spectacle a eu le choix … ou pas, de le renommer et de le programmer. Ce spectacle existe par VOTRE choix : choisir entre une proposition ou une autre influera définitivement sur la manière dont chacun vivra le moment proposé par les interprètes présents sur scène. Vous verrez donc des danseurs, des comédiens, un plateau, de la danse, des projections de vidéo, des machines, vous entendrez de la musique, pourrez interférer avec le déroulement de la représentation … ou pas.


Les Cantonniers
//Bougrelas

//mise en scène Chantal Ermenault, Christophe Andral //distribution Christophe Andral, Cécile Aubague, Chantal Ermenault, Lionel Ienco, Aurore Leriche, Julien Lot, Cécile Maurice, Nicolas Soullard

Au petit matin, Les Cantonniers installent leurs containers dans divers lieux de la ville afin de collecter les déchets n’ayant pas trouvé leur place dans le circuit habituel. Ils invitent les passants à se délester des encombrants de la vie (les personnes, les mots, les souvenirs,…) en vue d’un recyclage.
Dans un second moment de la journée, Les Cantonniers remettent dans le circuit de la rue, les déchets recyclés ayant trouvés une nouvelle fonction. Sur une place matérialisée en zone de travaux, ils installent leur chantier afin de mettre en adéquation les éléments réintroduits avec le fragile et délicat biotope local. Le nouveau scénario de la rue est en marche.
Ce spectacle porte un regard sur la société qui oblige à faire preuve d’utilité, d’efficacité et de rentabilité en un temps imparti de plus en plus réduit. Et si, comme les mets périssables, l’homme et tout ce qui le raconte, ses joies, ses défauts, ses erreurs, ses idées, ses souvenirs, était soumis à une date limite de consommation ?