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ANIMA


Description: 

Le chorégraphe Anthony Egéa à la tête de la Cie Rêvolution a toujours aimé les chemins de traverse entre les genres et les arts. Krump, hip hop, danse classique, son parcours de danseur-créateur multiplie les embardées hors-pistes. En 2010, il rencontre le sculpteur Robert Keramsi qui le pétrit de glaise lors d’une performance improvisée. L’expérience déplace une fois de plus son corps à un autre endroit.

L’imaginaire de Robert Kéramsi faisant se renouveler l’expérience, les deux artistes ont envie de pousser plus loin cet entrelacs artistique dans Anima. L’un pensant aux mouvements saccadés et lents du smurf dans ses œuvres qu’il «charge de vie», l’autre souhaitant redéfinir le rapport au public dans une pièce au plus près des sensations et des spectateurs.

Sous nos yeux, dans le clair-obscur une sculpture prend forme sous les mains de Keramsi. Deux présences mouvantes s’ajoutent : celles d’Anthony Egéa, et de Sofiane Benkamla, danseurs hip hop de deux générations, qui donnent chair et mouvement à l’imaginaire du sculpteur. Pris dans le rythme tribal des percussions de Pierre Thibaud, un dialogue nait entre les regards figés et les corps animés. Les deux hommes se contorsionnent, comme désarticulés, libérant une anatomie d’un autre genre. De l’agile main de l’artiste au geste lent et saccadé du danseur quelque chose d’une troublante humanité se créé. Dans l’ombre la femme d’argile, immobile veille sur les deux hommes en mouvement. Vigie impassible d’un entre-deux arts.

Date
Du Vendredi, 12 Janvier, 2018 - 19:30
Au Vendredi, 19 Janvier, 2018 - 19:30

Ville
BORDEAUX

Lieu de diffusion
GLOB THÉÂTRE

Compagnie

RÊVOLUTION

Depuis la création de la Compagnie Rêvolution en 1991, Anthony Egéa choisit les voies de la transformation, pour, au fil des pièces et des projets, remettre en question le mouvement en développant des formes hybrides, qui s’écartent des conventions. En plaçant le corps au centre de son propos, il travaille tant l’énergie que l’expressivité des gestes, avec des créations comme Tryptik (2000), Amazones (2003) où le hip hop est revisité au féminin, ou encore Soli (2005). Dans Urban Ballet (2008), la relation entre musique et danse est interrogée à l’aune d’un autre objectif : mixer danse urbaine et partition classique pour donner corps à d’autres possibles. Cette création sera d’ailleurs l’objet d’une notation Laban. Avec Clash (2009), deux danseurs s’engagent dans un débat de corps qui interroge sur la question du pouvoir, du territoire et de la frontière. En 2010, il écrit la pièce Tetris pour le Ballet de l’Opéra National de Bordeaux et en 2011 le spectacle Middle pour le Beijing Dance Theater. En 2012, il crée Rage, pièce chorégraphique pour 6 danseurs africains qui offre un travelling sur une Afrique contemporaine qui l’interpella au gré de ses rencontres pendant la tournée africaine de Soli en 2009. Il y montre toute la révolte vitale, l’ardeur et la soif artistique de ces danseurs qui offrent, grâce à leur présence saisissante, un regard sur leur continent. En 2013, son écriture se tourne pour la première fois vers les plus jeunes, avec la création Dorothy, librement inspirée de l’univers du Magicien d’Oz. Il y développe une vision moderne en associant la gestuelle hip hop aux codes du conte pour enfants. Depuis 2002, parallèlement à ses activités artistiques, la Compagnie Rêvolution développe un Centre de Formation Professionnelle pour interprètes hip hop, dont sont issus de nombreux danseurs professionnels reconnus.

Bordeaux
05 56 69 71 76
administration@cie-revolution.com
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